Relation d’aide centrée sur la personne : kezako ?

J’utilise la relation d’aide centrée sur la personne de Carl Rogers. La priorité d’une personne lorsqu’elle rencontre un thérapeute c’est :
  • de ne pas se sentir juger, d’être entendue sans aucun préjugé

  • de trouver une véritable compréhension, de se sentir soutenue dans sa démarche de changement

  • d’avoir une écoute avec des retours, qui lui permette de cheminer pour puiser dans ses propres ressources.

La Théorie de Carl Rogers et la relation aide

Qui était Carl Rogers ?

Carl Rogers, né en 1902 à Chicago, mort en 1987 à La Jolla est un psychologue humaniste américain. Son Approche Centrée sur la Personne (ACP) met l’accent sur la qualité de la relation entre le thérapeute et le patient (écoute empathique, authenticité et non-jugement).

Une étude publiée en 2002 dans la Review of General Psychology a classé Rogers parmi les six plus importants psychologues cliniciens du XXe siècle, deuxième derrière Sigmund Freud.

La notoriété de l’Approche Centrée sur la Personne est internationale.

Elle est pratiquée aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Europe et au Japon. Elle est reconnue comme méthode au sein de l’EAP (Association Européenne de Psychothérapie).

Carl Rogers et la relation d’aide
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La relation d’aide est favorisée par trois attitudes non directives selon Carl Rogers : empathie; écoute active; non jugement
Carl Rogers avait de la nature humaine une conception peu commune à partir de laquelle il élabora une   psychothérapie originale. Il est le fondateur de la Thérapie Centrée sur la Personne.
Au lieu d’agir en expert qui comprend le problème et décide de la façon dont il doit être résolu, le thérapeute doit, selon lui, libérer le potentiel que possède le patient  pour résoudre par lui-même ses problèmes personnels.
C’est pour cela que Rogers préfère appeler le patient un « Client » ce qui signifie, pour lui  qu’il y a partage du pouvoir.
 Exemples de phrases de type empathique
  • Vous avez le sentiment d´être impuissant face à…
  • Vous éprouvez une frustration par rapport à …
  • Vous ressentez un malaise … de la rancune … etc …

 

On remarquera que l’ensemble des phrases empathiques du professionnel sont centrées sur le patient et sa manière de vivre les choses sur le plan affectif.
Cette manière de faire a pour but de permettre au patient de mieux cerner, par cet accompagnement ciblé, les conséquences affectives des expériences vécues et des appréhensions.
Du côté du professionnel, elles ont également pour effet de ne pas catégoriser les déclarations du patient, en autorisant celui-ci à exprimer par approbation simple ce qui est difficile pour lui de mettre en mots.
article de : http://corinne-girard.fr/home/

HO’OPONOPONO : kezako ?

J’utilise Ho’oponopono dans ma pratique pour accompagner mes patients vers l’apaisement de leurs émotions. Le processus de pardon est facilité par cette approche. La gratitude propose une nouvelle vision de vie et amène à une connexion à « un grand tout », au souffle de l’univers, à Dieu selon leurs différentes croyances.

J’ajoute « j’annule » à la formule de Ho’oponono : « j’annule le pouvoir des paroles destructrices des autres ou de mes propres paroles sur moi ». J’ai la victoire sur ces paroles et je ne les laisse pas me détruire ! Annuler, c’est ce dire que j’ai la puissance pour neutraliser leurs effets sur moi ».

Ho’oponopono est avant tout rituel de pardon et de réconciliation ancestral qui se pratique toujours à Hawaï.

Ho’oponopono est issu d’une très ancienne tradition Hawaïenne qui s’est transmise oralement de génération en génération. Cet « art » de vivre, cette philosophie se pratiquait pour aider à rétablir la paix en soi mais également pour rétablir la paix au sein d’une communauté, d’une famille quand survenaient des problèmes relationnels ou des enjeux importants. Il permettait d’apporter l’apaisement et la réconciliation et en rétablissant l’équilibre par la médiation et le pardon mutuel.

La pratique de Ho’oponopono consistait à se réunir sous la conduite d’un guide, d’un prêtre ou simplement d’une personne désignée par le groupe et le problème était exposé. Au cours de cette  réunion, les discussions étaient entrecoupées par des temps de silence et des moments de prière. Au bout de quelques heures, voire de plusieurs jours, quand chacun avait reconnu sa propre responsabilité dans la situation présente, venait le temps du pardon et du repentir et c’est ainsi que chacun se libérait et retrouvait la paix.

Ho’oponopono est une formule que l’on dit à l’intérieur de soi dès qu’un conflit, une situation inconfortable, une émotion forte et négative surgit devant vous « Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime ».

« J’annule » : on reprend le pouvoir sur des paroles médisantes, humiliantes, dictatrices… On ne se laisse pas empoisonner par le poison émotionnel de l’Autre ou de soi.

« Désolé » : on reconnaît le conflit et on désire réparer ou se détourner de notre comportement involontaire.

« Pardon » : se pardonner à soi-même et à l’univers d’avoir créé créé une situation ou d’avoir laissé les autres me blesser.

 « Merci » : gratitude, reconnaissance à notre âme, à Dieu, à l’Univers d’avoir réveillé cette mémoire intérieure afin de la nettoyer.

  « Je t’aime » : processus de nettoyage de la mémoire limitante, on envoie une énergie d’Amour à soi et à l’univers. On peut dire aussi « je m’aime ».

 Cette formule devient un automatisme lorsqu’elle est prononcée souvent. Au départ il est nécessaire de conscientiser ses paroles et de leur donner du sens. Par la suite, une fois cette étape accomplie, cela va devenir un réflexe et en prononçant cette formule, on s’envoie de la lumière. On retrouve alors la paix dans son cœur.