Dois-je faire croire au Père Noël à mes enfants ?

Bonjour à tous,

Voici une réflexion qui va certainement vous solliciter des émotions de toutes sortes. Selon ce que l’on a vécu quand on était enfant, le moment de Noël est empreint soit de nostalgie heureuse soit d’un sentiment de déception rejet ou/et de colère (sentiment de trahison quand on apprend la vérité) … Les parents transmettent ce qui s’est passé pour eux-mêmes ou au contraire ils sont en opposition par réaction. Et cela passe de génération en génération. Nous allons déterminer entre ce qui est bon pour l’enfant et ce qui est défavorable pour lui dans cet esprit de Noël.

Nous allons réfléchir sur ce mythe que l’on impose à nos jeunes enfants dans notre société. Dans certains pays, dans certaines cultures, Noël n’a pas la même signification ni les mêmes enjeux « commerciaux », bien que cela gagne du terrain de plus en plus dans les pays de confession bouddhiste.

Plusieurs paramètres sont à considérer :

  • Suis-je en phase avec mes propres convictions ou est-ce que je me laisse influencer ou imposer par la famille leurs façons de penser et d’agir ?
  • Quelles sont les conséquences chez certains enfants hypersensibles ?
  • Est-ce vraiment un rite d’initiation comme le prétendent certains psy ?
  • Peut-il être une forme de chantage pour obtenir l’obéissance de nos enfants ?
  • Est-ce un conditionnement de cette société de surconsommation ?

Je vais témoigner de ce que j’ai vécu quand j’étais enfant. Noël était un moment magique et j’adorais découvrir mes cadeaux sous le sapin le cœur battant. J’étais persuadée de la véracité de ces moments. Puis vînt le moment des doutes concernant la petite souris vers l’âge de cinq ans et je commençais à poser des questions pertinentes sur elle. Je trouvais qu’il y avait des incohérences, je me posais intérieurement la question du pourquoi et du comment : pourquoi elle collectionnait les dents, comment elle pouvait avoir des sous… J’en ai fait part à ma mère à haute voix. J’ai vu ma mère sourire et me dire que petite souris n’existait pas. Je fus surprise mais cela me confortait dans mon processus de compréhension. Par contre sans crier gare, elle enchaîna en me révélant également pour le Père Noël, et là patatras tout mon univers s’écroula d’un seul coup ! Je ne m’y étais pas préparée. Je ne sus exprimer mes émotions, je restais abasourdie, sans voix… Puis vint une profonde déception, même si je savais appartenir dorénavant au monde des « grands ». Je perdis une partie de mon âme d’enfant, je ne pouvais pas croire que « ça aussi » c’était faux. De plus, je devenais complice de ce « mensonge » pour mon petit frère. Je le jalousais d’être encore dans cet état de grâce et d’insouciance.

Certains enfants n’auront pas les mêmes réactions, cela dépend de leur niveau de maturité et de sensibilité. Je suis une hypersensible ou dit HPE (haut potentiel émotionnel), mes émotions sont décuplées lors d’un stress ou d’une situation surprenante. J’avais des difficultés à gérer mes émotions et ma réaction émotionnelle provenait certainement de mon histoire personnelle. J’avais été adoptée, ma mère était très dure dans son éducation. J’avais projeté sur le Père Noël beaucoup de sentiments affectifs, je n’avais plus en moi l’existence de ce personnage joyeux et débonnaire à qui me référer. Je n’avais pas de grand-père, ni de père alors il jouait ces deux rôles dans mon inconscient. Je pense avec le recul qu’elle aurait dû m’interroger sur ce que je pensais du Père Noël et attendre que je sois dans cette phase de remise en question pour me dévoiler la vérité.

Quand j’ai eu mes enfants, je leur ai dit que le Père Noël n’existait pas. Je ne voulais pas qu’elles se sentent trahies et déçues comme je l’avais été. Ai-je eu raison ou tort ? Il y a autant d’arguments pour et autant contre. Je pense qu’il est important d’être unie à ces convictions quelle que soit la pression sociale ou familiale. En ce qui me concerne, c’est aussi la fête des enfants je voulais conserver ce moment magique de leur enfance. Je leur ai dit qu’on allait imaginer « son existence », ainsi ce sont elles qui ont décidé de vivre cet événement selon leur créativité et j’y participais activement. J’ai pensé les respecter en étant dans cette démarche.

Certains parents n’ont eu de cesse d’utiliser cet événement pour créer chez leur enfant un sentiment de peur pour les amener à l’obéissance. « Si tu n’es pas sage, si tu n’as pas de bonnes notes, le Père Noël ne viendra pas ou le père fouettard viendra te punir ! ». C’est du chantage, c’est une programmation à la peur.  Les conséquences seront que l’enfant sera conditionné à faire plaisir, à ne pas décevoir, agira en fonction de l’Autre et jamais en fonction de ses besoins et/ou de ses désirs. Soyons prudents et attentifs à nos mots car ils peuvent provoquer plus tard des « maux » à l’âme de notre futur enfant intérieur. L’enfant intérieur est la somme des mémoires engrammées dans notre âme d’enfant. Cet enfant là ne nous quitte jamais. Bien au contraire, il fait partie de notre inconscient et c’est lui qui est au commande en situation de stress, c’est pourquoi nous avons parfois des comportements infantiles, impulsifs sans retenue. Notre cerveau agit en fonction des mémoires , des perceptions douloureuses ou gratifiantes que l’enfant que l’on a été, a gardé en lui.

Les peurs s’additionnent au fur et à mesure du temps et amènent son lot de souffrance. Une des conséquences majeures est le manque de confiance en soi et une estime basse de notre propre valeur. Nous aurons alors à sortir de cette programmation à l’amour conditionnel pour enfin expérimenter l’amour inconditionnel.

Nous pouvons constater également que Noël peut être un véritable culte à la surconsommation, au gaspillage et parfois à l’orgie alimentaire. Les enfants vont soit se comparer, parfois vivre une intense solitude lorsqu’ils n’ont reçu seulement un « maigre » cadeau ou rien car les parents appartenant à certaines dénominations religieuses refusent de rentrer dans cet esprit-là. Les magasins regorgent de produits de toutes sortes. Il est difficile de ne pas se laisser influencer par tant de profusion. Certains diront que nos enfants apprennent à maîtriser l’intolérance à la frustration. Oui certes, cependant l’esprit de Noël est à la base une fête chrétienne qui met en exergue la solidarité, la simplicité, la reconnaissance et la gratitude. Et la question qui fuse principalement après la fête  » tu as reçu quoi à Noël ? » Certains vont se vanter des cadeaux « dernier cri », coûteux et les mettent en rapport avec la valeur de soi. « J’ai des cadeaux de grandes valeurs donc j’ai beaucoup de valeur » : cette équation fausse leur estime de soi.

En conclusion, je pense que de « faire croire au Père Noël », nous faisons participer nos enfants à cet égrégore collectif ou inconscient collectif. Dans chaque chose, il y a sa part lumière et sa part sombre. De toute façon, de toute expérience, on a à apprendre. Pour une certaine catégorie de personnes ce sera un temps d’amour et de partage, pour d’autres une frénésie à la dépense et au gaspillage ou pour certains un grand moment de solitude et de détresse morale.

Cela peut être vécu comme un rite de passage, du monde de l’enfance au monde des grands. Cela amène à intégrer la frustration, à accepter que les parents peuvent « se jouer de nous » et à leur pardonner. Finalement ce qui est essentiel, c’est de vivre l’instant présent avec simplicité et authenticité.

L’esprit de Noël, il me semble, devrait être un moment de sincérité, de véritable partage autant avec la famille qu’avec des personnes vivant dans la solitude. Dans la soirée, mes enfants et moi allions distribuer des repas et des friandises aux personnes en grande précarité, elles avaient un grand plaisir à offrir autant qu’à recevoir. Ensuite, nous rentrions et allions ouvrir nos petits présents dans la joie et la bonne humeur.

Joyeux Noël à tous ! Je vous aime !

Avec bienveillance et douceur !

Sabine-Hoa

 

 

 

 

 

A la rencontre de notre enfant intérieur blessé

La guérison des blessures de notre enfant intérieur commence par aller à sa rencontre et à l’accepter avec bienveillance dans l’amour inconditionnel…

La guérison de notre enfant intérieur repose sur 3 piliers fondamentaux :

  • la Vérité (renoncer aux fausses croyances et rétablir la réalité de “qui je suis vraiment”)
  • le PardonRéconciliation ( se libérer des rancœurs pour se réconcilier avec soi)
  • l’Amour de soi (apprendre à s’accepter et à s’apprécier sans se condamner.)

Les étapes de la guérison de notre enfant intérieur passe :

  • par le déconditionnement de tous les programmes éducatifs coercitifs ou cultuels qui on induit des croyances erronées basées sur la PEUR et la manipulation du mental.
  • par le rétablissement de son pouvoir de choisir ce qui est bon pour lui, le RESPECT de sa légitimité.
  • et ainsi accéder enfin à la vérité sur les croyances actuelles, sur la véritable identité de soi.
  • par l’acceptation de toutes ses émotions bafouées, critiquées…
  • et enfin par le PARDON pour se libérer de toutes les injustices, des humiliations, des rejets ou des abandons, des trahisons qu’il a pu vivre.

Ainsi nous pourrons accéder à l’amour de soi pour finaliser notre guérison. S’aimer, c’est aimer l’enfant en nous, c’est l’adopter, c’est l’apprivoiser pour qu’il se sente en sécurité et que lui et nous, nous nous aimions d’une manière inconditionnelle.

Stages en résidentiel de 5 jours pour toutes personnes désirant aller à la rencontre de son enfant intérieur et guérir les blessures de son âme pour enfin vivre pleinement sa vie !

Bulletin d’inscription

En Bourgogne sud proche de l’Ain (Pont de Vaux, Bourg en Bresse), proche Mâcon, Chalons s/Saône, Louhans… dans une magnifique ferme bressane.

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Comment aider à construire l’identité de mon enfant ?

L’enfant n’est pas un terrain vierge comme on pourrait le croire au premier abord. Il est le réceptacle de nombreuses mémoires familiales mais aussi transpersonnelles. C’est-à-dire, il possède des mémoires qui vont au-delà que l’on ne peut imaginer. C’est une âme qui a vécu de nombreuses expériences avant d’avoir « choisi » ce corps, ces parents, cette famille. C’est un complexe entremêlé de mémoires corporelles mais aussi culturelles. Chaque cellule de son corps garde en elle la mémoire des coups, des accidents, des maladies qu’il a pu vivre tout le long de son processus. C’est pourquoi certains enfants ont des marques sur leur corps, plus les corps successifs ont souffert, plus son corps sera un terrain privilégié aux maladies ou aux accidents, son incarnation peut être difficile mais c’est toujours dans le but de progresser et de nettoyer toutes les injustices qu’il a subies. Son âme possède aussi toutes les mémoires des vies successives, acceptées ou non. Il y a parfois des rancœurs, des peurs, de la honte, des culpabilités, des colères, des actes répréhensibles qu’elle ne s’est pas pardonnée… Son âme est déjà peut être bien chargée dans l’inconscient de ce petit bambin.

 

Les parents de cet enfant pensent qu’il doit correspondre à ce qu’ils attendent de lui. Il doit être sage, obéissant, intelligent et posséder toutes les qualités du monde et surtout ne pas avoir de problématiques ni physiques ni intellectuelles. Il le conditionne ou le formate alors à une image fantasmée qu’ils ont en eux. Leur intention est bonne au départ, ils désirent au plus profond d’eux qu’il soit heureux et qu’il s’épanouisse. Ils se réfèrent donc à ce qu’ils connaissent et ils renforcent inconsciemment les mémoires familiales existantes de leur enfant. Celui-ci peine donc de mettre en place sa propre identité. Il va chercher à s’identifier au plus près aux modèles existants déjà en lui.

 

ll y a aussi un autre aspect qu’aucun psychologue classique ne se permettra de dévoiler par peur d’être traité d’insensé, mais je me risque de l’aborder. Lorsque des enfants se sont faits opérer avec une anesthésie générale, ils peuvent avoir accueilli une âme errante, c’est à dire une personne qui vient de mourir et qui ne savait pas où aller car son taux vibratoire n’était pas assez haut pour continuer son chemin vers la lumière, son âme recherchait un corps et elle a pu s’infiltrer en lui car il dormait et son esprit ne le protégeait plus. A lire les « les âmes possessives » d’Edith Fiore (http://www.editions-tredaniel.com/les-esprits-possessifs-p-3610.html). Il y a donc une autre personnalité en lui qui veut s’exprimer au travers de lui et parfois l’enfant est accusé d’un comportement étrange mais parfois c’est cette personnalité qui se sert de son corps pour vivre ses propres instincts. L’enfant peut changer de personnalité et être traité de schizophrène alors que c’est une autre énergie qui l’oblige à agir de cette manière… Un thérapeute spécialisé en hypnose spirituelle ou une personne dotée d’un don de clairvoyance peut aider à discerner cette problématique.

 

Une autre façon de se laisser investir par des âmes errantes ou autres entités spirituelles, c’est de jouer au table ouïja : https://journal-d-une-demonologue.fr/la-planche-oui-ja-un-objet-demoniaque, au table tournante http://spirits2mirabeau.canalblog.com/archives/2011/10/27/22486665.html, s’amuser avec un pendule divinatoire http://www.wemystic.fr/guides-spirituels/dangers-pendule-divinatoire/ . Appeler les esprits juste pour s’amuser est extrêmement dangereux. L’identité de l’enfant peut complètement changer et celui-ci est soumis à des angoisses incontrôlées, à des comportements complètement hors normes. D’où la vigilance des parents à expliquer au plus vite les dangers de ces jeux spirites ou occultes.

 

Comment dois-je faire alors pour aider mon enfant à créer son identité ?

 

  • Je ne le compare pas à aucune personne de la famille en bien ou en mal, pour qu’il ne soit pas tenter de s’identifier à lui
  • Je ne fais pas référence aux défauts d’un membre de la famille (tu es bien comme ton père ou comme ton oncle…!)
  • J’observe ces facilités, ces difficultés et je l’amène à accepter les deux sans jugement de valeurs.
  • Je cherche à comprendre avec lui ce qui le bloque ou ce qui l’amène à s’identifier à un groupe ou à une certaine personne
  • Je laisse aussi mon conjoint à participer à la construction de l’enfant et je lui fais confiance, il a besoin de ses deux parents car leur accompagnement est complémentaire
  • J’unifie avec mon conjoint mes paroles et mes actes pour ne pas qu’il y ait de contradiction ou d’incohérence entre nous ainsi il n’y aura pas de confusion chez l’enfant et celui-ci n’en profitera pas pour manoeuvrer à sa guise les adultes…
  • Je l’aide à s’affirmer tout en sachant poser mes cadres de protection et le territoire imparti à chacun
  • Je l’aime tel qu’il est, intellectuellement, émotionnellement et son physique sans condition
  • Je l’encourage mais je ne mets pas en exergue ses qualités ni ses compétences et je n’exècre pas ses défauts
  • Je n’exerce pas de contrôle mental sur lui, je n’exerce pas de chantage affectif sur lui par le biais de la violence, de la religion ou de la vengeance personnelle
  • Je lui apprends à ne pas se juger, à s’accepter avec bienveillance et douceur, à bien se parler
  • Je lui montre les dangers du spiritisme sans le terroriser, lui montrer qu’il existe des parasites (poux, puces…) mais aussi des parasites d’une autre espèce, d’une autre vibration qu’on ne voit pas mais qui existent bel et bien.
  • Je lui demande pardon si je l’ai blessé et je lui montre comment pardonner par la douche du coeur (à écouter vraiment https://www.youtube.com/watch?v=b-ygOtWw8Kc&list=PLpGaq9bt9bi_FOEAuyDmYlNh9WZ7LsK8Q).
  • Je le béni tous les jours au nom de la Source de l’amour inconditionnel et l’entoure d’une lumière de protection et je lui montre comment opérer lui-même quand il est en âge de comprendre cet aspect spirituel.
  • Je lui montre ainsi mon amour inconditionnel envers ce qu’il est et non envers ce qu’il fait.

 

A partir de ces facteurs favorisants, l’enfant va pouvoir accomplir son chemin, à savoir nettoyer ses mémoires intérieures et se réconcilier avec elles. Son mental sera apaisé. Il pourra aussi guérir son corps de souffrance car il aura appris à l’accepter tel qu’il est et à l’aimer. Il pourra en toute légitimité construire sa propre identité sans que son mental et ses émotions inconscientes l’empêchent d’y accéder.

Quand il deviendra adulte, son enfant intérieur sera sain, il pourra vraiment s’épanouir et se réaliser pleinement.

Avec douceur et bienveillance, Sabine-Hoa

Pourquoi l’éducation peut ressembler à du conditionnement ?

Voici un article que j’ose écrire, qui va certainement faire grincer les dents de certains parents. Je ne suis pas là pour juger, ni condamner mais surtout pour dévoiler des erreurs que nous commettons tous à un moment ou à un autre.

J’ai été maman et j’ai appris de mes erreurs. J’avais été éduquée sévèrement et je reproduisais ce même schéma sur ma fille aînée. Je ne savais pas que moi-même, j’avais été conditionnée par ce type d’éducation basée sur la peur et j’allais le répéter en partie sur elle car je n’en connaissais pas d’autre.

Nous voulons tous que nos enfants soient sages afin qu’ils ne nous fassent pas honte lorsqu’ils sont chez des amis ou à l’extérieur. Nous mettons alors on met en place une forme de programmation pour que nos enfants réagissent comme on « veut » qu’ils réagissent…

Parfois inconsciemment, nous les prenons comme  « nos faire-valoir », nos trophées pour que notre estime de soi soit meilleur, mais nos enfants ne sont pas là pour notre égo en souffrance ou en mal de reconnaissance.

Nous avons été « domestiqués ou dressés » à penser comme nos parents, à agir comme la famille ou la communauté sous peine d’exclusion, de rejet, par loyauté inconsciente, nous nous y sommes soumis même si cela ne nous correspondait pas.

Nous-mêmes, nous nous sommes pliés aux règles familiales en considérant que nos parents avaient de toute façon raison et qu’ils étaient plus forts, plus intelligents car ils ont la plupart du temps utilisé la peur (menaces, chantage, paroles dévalorisantes…) ou la carotte (récompenses, promesses parfois non tenues….)

Les conséquences : pas de confiance, mauvaise estime de soi, auto-destruction, auto-sabotage, violence et agressivité envers soi et les autres, confusion dans ses croyances, a des difficultés à faire ses propres choix, difficultés à se concentrer, dépendance affective, peurs, anxiété, angoisse, phobies…

Eduquer vient du mot « ducére » : guider hors de, faire progresser, conduire hors de, la nouvelle éducation bienveillante permet de conduire nos enfants vers des chemins extérieurs aux nôtres, de les faire progresser à prendre conscience de leurs émotions et apprendre à les gérer, à motiver leur empathie naturelle, à inciter a collaboration entre eux, et enfin à développer leur créativité.

Alors comment agir avec bienveillance et sans conditionner nos enfants ?

  1. Je prends soin de considérer les spécificités propres à mon enfant
  2. Je distingue ce qui appartient à mon histoire personnel, je ne le lui fais pas payer mon passé
  3. Je choisi mes mots avec précaution pour ne pas le blesser intentionnellement
  4. Je renonce à une éducation basée sur la peur, le chantage affectif…
  5. Je pose un cadre de protection que je lui explique avec calme et fermeté
  6. Je propose plusieurs choix selon sa maturité
  7. Je le laisse réfléchir et je ne prends pas la décision à sa place
  8. Je le laisse faire ses expériences même si elles me paraissent contraire à ma vision sans le juger et en assumer la responsabilité des conséquences.
  9. Je continue à l’encourager même si il s’est trompé ou a agi sous l’impulsivité
  10. Je l’encourage à exprimer ses émotions sans moquerie ou jugement
  11. Je lui exprime mon affection sans attendre de retour de sa part
  12. Je sais lui dire ce qui me blesse et j’exprime mes besoins
  13. Je cesse de le culpabiliser et j’assume de ne pas être toujours à la hauteur

Avec douceur et bienveillance,   Sabine-Hoa

ODE, objet à décharge émotionnelle

Kezako ? Encore un nouveau terme psy ?

Un ODE, Objet à Décharge Emotionnelle, c’est un objet qui permet à l’enfant de décharger toutes ses tensions accumulées dans son corps suite à des frustrations successives, par exemple, le petit copain qui n’a pas voulu prêter son jouet ou qui refuse de jouer avec lui. L’enfant a un seuil très bas de tolérance, ses nerfs sont mis à rude  épreuve car il n’a pas la maturité émotionnelle requise pour prendre de la distance. Il veut tout tout de suite ! Et s’il ne l’a pas, il peut se mettre dans une rage instantanée ! Beaucoup de parents ne comprennent pas ses réactions qu’ils cataloguent de caprices. Ils ne comprennent pas que la frustration génère chez l’enfant une douleur corporelle en lui assez forte. A ses yeux, il est en danger s’il n’a pas ce qu’il veut. Son discernement entre besoin et désir n’existe quasiment pas chez lui. Il désire donc il a besoin comme si sa vie en dépendait. Il fonctionne avec son cerveau archaïque et limbique. Son néo-cortex maturera avec le temps et étant accompagné par les adultes qui vont l’aider à réajuster ses émotions.

En travaillant dans les crèches, les directrices m’ont demandé des conseils pour palier aux morsures, griffures, arrachage de cheveux…Je leur ai proposé un ODE personnalisé. Chaque enfant avec l’aide d’un adulte construit son propre ODE. On lui explique son utilité et l’enfant met autour de cet objet des rubans de tissus ou autres. Cela fonctionne vraiment bien si les parents et professionnels de la petite enfance collaborent ensemble avec la participation de l’enfant. Une petite fille de deux ans allait mordre un jeune bambin suite à une dispute, des cris ont surgi et la directrice a offert immédiatement à l’enfant son ODE, qui l’a attrapé et mordu avidement. Cet ODE était un grand anneau de dentition paré de plusieurs morceaux de tissus multicolores. Le niveau du taux de morsures a vraiment diminué suite à cette action mise en place.

Un ODE peut être aussi une poupée en chiffon qu’enfant peut taper ou tirer les cheveux. Il peut évoluer selon l’âge de l’enfant. Cela peut être aussi un coussin pour déverser toute sa colère ou tristesse. A chacun d’y mettre sa créativité, d’observer l’enfant et de l’accompagner à choisir son ODE.

Il y a une différence entre doudou et ODE, même si les deux ont la même fonction. Le doudou est réservé exclusivement à sécuriser l’enfant, c’est son repère de sécurisation et de réconfort. L’ODE lui donne toute légitimité à décharger des émotions de type agressives. Autrefois un enfant qui criait, qui tapait ou qui mordait, on le battait pour qu’il arrête et qu’il se calme. Parfois on le mordait pour qu’il comprenne le mal qu’il avait fait. Cette solution est erronée car elle ne fait que renforcer sa frustration et son agressivité. On lui signifie par cette attitude que ses émotions sont interdites et de plus est, on l’identifie à une personne méchante et violente. L’enfant fonctionne en mode Bien/ Méchant. Donc il va s’identifier à cette projection parentale ou de l’éducateur et donc son estime de soi sera au plus bas ainsi que sa confiance en lui-même.

Dans la Communication Consciente et Bienveillante, l’enfant se réjouira de pouvoir exprimer ses émotions en toute légitimité et d’utiliser son ODE comme un objet sur lequel il peut décharger toutes ses émotions. Il respectera ainsi son entourage et il se sentira respecté dans l’expression de sa colère. De plus si on l’encourage à accueillir ses émotions dites « négatives » avec bienveillance et douceur, il se sentira de nouveau en sécurité. Peu à peu son sentiment de frustration, d’impuissance diminuera, pour disparaître complètement.

Si cet article vous a sensibilisé partagez-le, contactez-moi si vous désirez un renseignement complémentaire.

Avec bienveillance et douceur

Sabine-Hoa

Prévenir le burn-out chez les professionnel(le) de la petite enfance

Lorsqu’on travaille avec le monde des enfants, nous sommes souvent sollicités et nos nerfs sont mis à rude épreuves. En crèche, lorsque j’arrive pour observer les professionnelles, elles s’activent toutes pour répondre aux besoins des petits. Elles n’ont pas un instant pour souffler. L’un pleure car il a sommeil, l’autre crie pour obtenir de l’attention de celle-ci, un autre se dispute un jouet, tel autre a faim, bref parfois c’est une vraie cacophonie. Le taux sonore est élevé et la professionnelle emmagasine en elle chaque jour ce stress sonore. De ce stress se rajoute une vigilance de tous les instants pour prévenir d’une chute, d’une morsure, ou tout autre initiative malheureuse du bambin qui lui expérimente sans se poser une seule question sur sa sécurité.

L’enfant vit le moment présent comme une éternité. L’espace et les personnes qui le composent lui appartiennent, il ne fait qu’un avec eux. Tout est à ses yeux est là pour satisfaire ses besoins d’expérimentation et de bien-être. Il ne se rend pas compte de la fatigue accumulée tout au long de la journée chez la professionnelle ou de l’éducateur. Il est insatiable de sa qualité d’écoute et de présence. Ces professionnels risquent de rentrer dans le processus du burn-out s’ils ne se rendent pas compte de leur besoin de se ressourcer.

Le burn-out est un état d’épuisement total du système nerveux et physique de la personne. Elle a grillé toutes « ces cartouches » et n’a plus aucune énergie en elle. Son corps la lâche et son moral aussi. La dépression suit car la personne rumine ses échecs et ses incapacités. C’est une spirale descendante qu’il est préférable d’éviter. Seul un repos absolu et une hygiène alimentaire adaptée peuvent l’aider à remonter la pente douloureuse du burn-out.

Comment se ressourcer même si le cadre professionnel demande une constante vigilance et une rapidité de réponse ?

  • Prendre le temps de bien respirer profondément entre chaque acte posé
  • Se féliciter et s’encourager soi-même de temps à autre
  • Se poser certaines questions :

– Quel besoin (de reconnaissance, de repos, de se concentrer sur un seul acte, de calme …) n’est pas ou n’a pas été satisfait si je me sens morose ou énervé(e) ?

– Quelles sont les ressentis physiques et émotionnels dans mon corps ?

– Comment puis-je répondre à mon besoin immédiatement  ou plus tard ?

– Quelles sont les pensées que je génèrent sur moi et sur mon entourage quand je me sens dépassé(e), énervé(e) ?

– Est-ce de la critique ou des plaintes ?

– Quelles sont les activités créatives ou loisirs que j’ai en dehors de mon travail ?

  • Chercher une solution dans une vibration de bienveillance et de gratitude car si je renforce ma colère ou mon découragement par des reproches ou des critiques contre moi ou contre les autres, je ne fais qu’empirer mon mal-être et je renforce l’idée que je ne suis pas à la hauteur.

Il serait bon pour tous les professionnels reliés au cadre éducatif des enfants de posséder un carnet d’auto-empathie journalier. Chaque jour le professionnel se poserait les questions citées ci-dessus. Il écrirait 5 phrases d’encouragement, de reconnaissance. Il se parlerait de sa colère, de ses sentiments d’impuissance, d’injustice ou autre, il les déchargerait en frappant un matelas, crierait dans sa voiture ou trouverait un objet de décharge émotionnel pour exprimer toute sa rage.

Je conseille de noter chaque jour, les émotions qui perdurent et les pensées associées, de découvrir les besoins non satisfaits reliés à ceux-ci et d’y répondre avec attention et délicatesse. Par exemple pour un besoin de calme et de se retrouver aprèsle tumulte de la journée, vous pouvez trouver un endroit dans votre maison où vous rester seul(e) pendant un certain temps pour respirer calmement et/ou visualiser des beaux paysages ou des belles scènes, et/ou écouter une musique douce qui vous font vibrer.

Si chaque jour, vous êtes attentif à vos besoins et vous réussissez à les satisfaire à 70% alors vous éviterez tout burn-out, tout épuisement professionnel. Utilisez la Communication Consciente et Bienveillante envers vous-même le plus souvent possible, venez vous former si vous désirez à cet outil puissant dans votre quotidien.

Avec bienveillance et douceur

Sabine-Hoa

Comment le jeune enfant voit le monde des adultes

Dernièrement j’ai écrit un article sur le regard de l’adulte posé sur l’enfant et toutes les projections qu’il y pose dessus consciemment ou pas. Aujourd’hui, je vais développer quel regard l’enfant pose sur les adultes. Pour qu’une communication soit efficace et aisée il est nécessaire de connaître le monde de l’Autre. L’empathie recommande vraiment cette attitude ouverte.

Les enfants évoluent à chaque âge. Leur regard évolue également. C’est seulement lorsqu’ils ont atteint une certaine maturité affective, un niveau de connaissance suffisamment élevé d’eux-mêmes que leur regard se stabilise et que leurs croyances deviennent des convictions et des actes. Selon le regard qu’ils ont reçu pendant l’élaboration de leur maturité, ils développeront soit des carences affectives, une estime de soi et confiance en soi basse soit bien au contraire ils seront des adultes autonomes et authentiques qui n’auront pas besoin de défendre une image d’eux-mêmes.

Le tout jeune nourrisson regarde sa mère comme son propre moi. Il ne distingue pas la différence, ni les frontières qui les séparent. Elle et lui sont UN, une union indicible et inséparable. Il est dans le fantasme de la fusion. Son regard est exclusif, il ne veut qu’une seule personne, sa mère, celle qui lui a donné la Vie, celle dont il est totalement dépendant; celle qui le nourrit et prend soin de ses besoins affectifs et physiologiques. Les Autres ne l’intéressent pas que par moment. Il peut ressentir de l’empathie envers un autre bébé qui pleure et pleurer aussi mais ça s’arrête là.

C’est pourquoi, la séparation d’avec la mère quand il doit aller en crèche ou en nounou pour X raisons (travail, maladie, divorce…) peut être difficile et douloureux. Il ressent un mal-être intérieur car son environnement a changé. Lui qui était au centre de l’univers va devenir un nourrisson parmi d’autres. Le choc peut être vécu plus ou moins mal selon son niveau de sécurité acquis et du niveau de projections de sa mère. Sa mère est-elle confiante envers les professionnels ? Est-elle prête elle-même de se séparer de son enfant ? Lui fait-elle suffisamment confiance dans sa capacité à se séparer d’elle ? L’a t-elle  prévenu de ce changement ? … C’est pourquoi il est nécessaire que la professionnelle soit attentive aux questions de la maman et y réponde en la sécurisant. Ce moment d’adaptation se fait avec la collaboration de ses parents.

Puis en grandissant, son regard se tourne vers les siens. Il va chercher le regard de reconnaissance de l’adulte, le regard d’encouragement. Il craint le regard désapprobateur de celui-ci, tout de suite, il peut se sentir rejeté. Par exemple deux enfants se disputent un jouet, ils vont regarder l’adulte pour qu’il appuie sa demande. Si le professionnel choisit l’un des deux protagonistes et donne la poupée à l’autre, il peut se jeter au sol et hurler son désespoir de ne pas avoir été choisi. Que se passe t-il en lui ? Il souffre de la blessure du rejet avec une carence de son besoin de reconnaissance. Que faire ? Ne pas donner l’objet ni à l’un ni à l’autre. Offrir une explication tranquillement et surtout considérer les besoins de chacun, les exprimer et leur proposer à chacun un câlin de compensation. 

En principe l’enfant comprend qu’il a été entendu dans son besoin de reconnaissance et d’affection et il se calme. Il a besoin d’être rassuré qu’il est « une personne que l’on voit et entend ». Par exemple lui dire : « je te vois, j’ai entendu ton besoin de jouer avec cette poupée, je vois que tu es en colère car tu préfères jouer seul(e), j’accepte ta colère, je l’accueille sans la juger,  tu vois aussi cet enfant, elle aussi elle a le même besoin que toi, comment faire alors ? Je vous propose de venir sur le tapis des émotions et d’exprimer toutes vos émotions, de vous faire un gros câlin pour sécher les larmes et ensuite, on va essayer de trouver un jeu où vous pouvez jouer ensemble ou seul(e) ». Offrir un choix, c’est de stimuler son libre-arbitre tout en respectant le libre-arbitre de l’autre enfant. La professionnelle entraîne les 2 enfants dans l’espace des émotions, ils peuvent exprimer leur colère ou tristesse sur un objet à décharge émotionnelle. Puis elle les amène à se réconcilier s’ils sont d’accord et à trouver un autre jeu.

La communication consciente et bienveillante mise en place dans ce type de situation est bénéfique car elle permet de résoudre les conflits dans la paix et surtout sur un long terme. Chez l’enfant l’apprentissage de la frustration demande la patience et de l’écoute. Il pourra améliorer son niveau de tolérance à celle-ci s’il se sent entendu et accepté malgré ses cris ou ses pleurs.

L’enfant va construire sa valeur de lui-même en fonction de son observation sur l’adulte et de son comportement. C’est un buvard à émotions et il a besoin d’aide pour trier ce qui est bon pour lui et ce qui est à évacuer. De 0 à 5 ans, l’enfant considère la toute-puissance de l’adulte sur lui. Il attend tout de lui.Il se sait vulnérable, fragile et impuissant. Son regard sera principalement axé sur une demande de sécurisation, de reconnaissance et d’affection.

Avec bienveillance et douceur

Sabine-Hoa

 

Comment l’adulte voit l’enfant

Comment considérer les enfants avec notre regard d'adulte au quotidien ?

Les adultes peuvent voir l’enfant comme un modèle réduit d’eux-même. Certains ont simplement oublié qui ils ont été. Nous avons parfois la mémoire courte. Nous avons été tellement modelés par des systèmes sociaux-éducatifs, spirituels, politiques, par la culture de masse… que nous projetons sur l’Autre nos conditionnements sans vraiment en prendre conscience. Nous voulons transmettre à tout prix ces modèles en pensant qu’un enfant est un moule dans lequel on peut couler nos croyances, nos habitudes, nos comportements sans penser à un seul moment à son libre-arbitre. Un merveilleux cadeau offert par la vie. Nous-même nous désirons que l’on nous respecte dans notre libre-choix et pourtant nous n’avons parfois pas la même conception envers l’enfant. Soyons attentifs aux projections égotiques ou dus aux conditionnements que nous avons reçus.

Nous sommes également influencés par notre vécu personnel mais aussi par nos mémoires transgénérationnelles et d’autres mémoires venant d’un autre âge (vies antérieures). Celles-ci nous collent à la peau d’une manière inconsciente. Ce sont elles qui parfois nous mènent vers une destinée « non désirée » car nous sommes dans une loyauté inconsciente de ces messages venant de ces mémoires. Quels sont les messages de ce type de mémoires ? Cela peut-être un engagement à s’auto-punir car lors d’un passage sur terre, notre âme a vécu une expérience qu’elle n’a pas su assumer en pleine responsabilité, qu’elle a refusé d’assumer en conscience par crainte d’être rejetée, de souffrir ou de mourir. Si cela vient de nos aïeuls, c’est le même processus, c’est-à-dire, certains d’entre eux ont posé un geste contre eux-mêmes ou contre une autre personne et par la suite, c’est la descendance qui en hérite, et qui tentera soit de le perpétuer par loyauté soit d’être en opposition et donc s’affligera inconsciemment alors une auto-sanction pour se punir de ce geste posé par son ascendant. Une personne commet un acte délibéré nocif pour obtenir un avantage. Au fond d’elle, elle sait que ce n’est pas bien mais le désir est trop fort, comme chez les enfants. Après coup elle se culpabilise et si son égo est trop préoccupé à garder une image parfaite d’elle alors elle va refouler la voix de sa conscience et elle va créer en elle une coupure dans son âme. Plus elle va vouloir taire sa culpabilité, plus celle-ci va se manifester par des auto-sabotages qui vont se perpétuer d’âge en âge. C’est pourquoi, il y a des familles qui connaissent de génération en génération des mêmes phénomènes qui a leurs yeux restent inexpliqués. Pourtant en observant les synchronicités, on peut en conclure qu’il n’y a pas de hasard mais une explication originelle d’un acte non assumé en pleine responsabilité.

Revenons au regard que nous pouvons porter sur l’enfant, nous projetons en fait sur lui d’une manière inconsciente nos blessures inscrites dans notre âme. Nous pouvons vouloir lui faire revivre inconsciemment des événements que nous avons vécus, comme si au travers lui, nous allions résoudre ce que nous avions pas pu exprimer à ce moment. Ma mère a voulu à travers moi revivre une époque de sa vie. Elle m’a manipulée pour que j’accepte inconsciemment son jeu de mémoires. N’ayant aucune prise de conscience des enjeux qui se tramaient à mon encontre, j’ai fait ce qu’elle voulait. Ainsi elle a réussi à revisiter une partie d’elle au travers de moi. Cependant elle a vécu une double peine, c’est qu’elle a réussi pour la première partie de son scénario mais comme je n’étais pas tout-à fait « elle », je me suis rebellée et elle a perdu le bénéfice qu’elle escomptait avoir.

Je prends vraiment conscience que cet enfant devant moi est porteur lui aussi de mémoires et qu’elles peuvent être en interconnections avec les miennes. C’est pourquoi, je m’adresse aux professionnels reliés aux enfants d’être attentifs à ce paramètre. Non seulement nous pouvons avoir des projections purement égotiques sur l’enfant (il doit réussir là où je n’ai pas réussi ou au contraire réussir comme moi) mais aussi avoir des connections mnésiques transpersonnelles. L’enfant n’a pas à recevoir de notre part ce qui lui ne lui appartient pas. Son être est venu sur terre pour vivre sa propre évolution. Aidons-le au contraire à résoudre en lui ses conflits de loyautés de toute sorte. Prenons notre entière responsabilité pour régler nos propres conflits transgénérationnels ou autres.

L’enfant est celui qui est devant nous et c’est son énergie, son élan vital qui nous permet de progresser. Nous n’avons pas à le retenir par notre inconscience. Au travers de lui, c’est l’Univers qui nous amène à prendre conscience de son libre-arbitre. Posons sur lui un regard authentique, détaché de toute attente et de toutes projections induites par notre égo.

Avec bienveillance et douceur

Sabine-Hoa

La souffrance de l’adolescent

L’adolescence est une période de vie assez tumultueuse. C’est l’envie de devenir autonome, indépendant, de ne plus rien devoir aux parents et pourtant c’est aussi l’âge où les ados veulent encore des marques d’affection des parents et sont en demande de cadres pour leur sécurité. Ils souffrent d’un véritable conflit intérieur. Il y a un rejet de l’éducation reçu, une remise en question de ce que les parents ont transmis mais également une loyauté envers eux ou envers l’un ou l’autre qui les empêchent de se détacher complètement.

Si l’un des parents a été défaillant (absent, envahissant, maltraitant) lors de leur enfance, c’est à l’adolescence que la blessure devient la plus douloureuse. De la colère voire de la rage émerge suite à la résurgence du sentiment d’impuissance du passé. Certains ados préfèrent la taire et retourne contre eux cette violence intérieure (dépression, actes auto-mutilations, auto-sabotage…) ou lorsqu’ils se sentent agressés réagissent violemment contre un « bouc-émissaire », qui leur permettent de décharger leur trop plein de violence.

Leur estime de soi est basse et se base surtout sur leurs expériences passées, sur ce que leur ont dit ou pas dit les parents durant leur enfance, en se comparant aux autres…Ils estiment que leur valeur est basée essentiellement sur leurs capacités cognitives, sportives ou sur leur « t pas cap »… Ils ont besoin d’encouragement même s’ils mettent à l’épreuve la patience des parents. Ils testent la résistance de leur entourage pour savoir si ils sont aimés inconditionnellement !

Leurs émotions sont à fleur de peau, ils ne peuvent pas les maîtriser ni les comprendre car elles peuvent être contradictoires (l’anxiété peut côtoyer un sentiment de toute-puissance). C’est pourquoi ils peuvent être apathique et parfois hyper excités ! Ils ont besoin de mettre des mots sur leur ressenti mais parfois s’exprimer est difficile car c’est un véritable tohu- bohu dans leur tête. Ils ont besoin de cadres souples et fermes à la fois et surtout de la patience et de la compréhension de la part des adultes.