Dois-je faire croire au Père Noël à mes enfants ?

Bonjour à tous,

Voici une réflexion qui va certainement vous solliciter des émotions de toutes sortes. Selon ce que l’on a vécu quand on était enfant, le moment de Noël est empreint soit de nostalgie heureuse soit d’un sentiment de déception rejet ou/et de colère (sentiment de trahison quand on apprend la vérité) … Les parents transmettent ce qui s’est passé pour eux-mêmes ou au contraire ils sont en opposition par réaction. Et cela passe de génération en génération. Nous allons déterminer entre ce qui est bon pour l’enfant et ce qui est défavorable pour lui dans cet esprit de Noël.

Nous allons réfléchir sur ce mythe que l’on impose à nos jeunes enfants dans notre société. Dans certains pays, dans certaines cultures, Noël n’a pas la même signification ni les mêmes enjeux « commerciaux », bien que cela gagne du terrain de plus en plus dans les pays de confession bouddhiste.

Plusieurs paramètres sont à considérer :

  • Suis-je en phase avec mes propres convictions ou est-ce que je me laisse influencer ou imposer par la famille leurs façons de penser et d’agir ?
  • Quelles sont les conséquences chez certains enfants hypersensibles ?
  • Est-ce vraiment un rite d’initiation comme le prétendent certains psy ?
  • Peut-il être une forme de chantage pour obtenir l’obéissance de nos enfants ?
  • Est-ce un conditionnement de cette société de surconsommation ?

Je vais témoigner de ce que j’ai vécu quand j’étais enfant. Noël était un moment magique et j’adorais découvrir mes cadeaux sous le sapin le cœur battant. J’étais persuadée de la véracité de ces moments. Puis vînt le moment des doutes concernant la petite souris vers l’âge de cinq ans et je commençais à poser des questions pertinentes sur elle. Je trouvais qu’il y avait des incohérences, je me posais intérieurement la question du pourquoi et du comment : pourquoi elle collectionnait les dents, comment elle pouvait avoir des sous… J’en ai fait part à ma mère à haute voix. J’ai vu ma mère sourire et me dire que petite souris n’existait pas. Je fus surprise mais cela me confortait dans mon processus de compréhension. Par contre sans crier gare, elle enchaîna en me révélant également pour le Père Noël, et là patatras tout mon univers s’écroula d’un seul coup ! Je ne m’y étais pas préparée. Je ne sus exprimer mes émotions, je restais abasourdie, sans voix… Puis vint une profonde déception, même si je savais appartenir dorénavant au monde des « grands ». Je perdis une partie de mon âme d’enfant, je ne pouvais pas croire que « ça aussi » c’était faux. De plus, je devenais complice de ce « mensonge » pour mon petit frère. Je le jalousais d’être encore dans cet état de grâce et d’insouciance.

Certains enfants n’auront pas les mêmes réactions, cela dépend de leur niveau de maturité et de sensibilité. Je suis une hypersensible ou dit HPE (haut potentiel émotionnel), mes émotions sont décuplées lors d’un stress ou d’une situation surprenante. J’avais des difficultés à gérer mes émotions et ma réaction émotionnelle provenait certainement de mon histoire personnelle. J’avais été adoptée, ma mère était très dure dans son éducation. J’avais projeté sur le Père Noël beaucoup de sentiments affectifs, je n’avais plus en moi l’existence de ce personnage joyeux et débonnaire à qui me référer. Je n’avais pas de grand-père, ni de père alors il jouait ces deux rôles dans mon inconscient. Je pense avec le recul qu’elle aurait dû m’interroger sur ce que je pensais du Père Noël et attendre que je sois dans cette phase de remise en question pour me dévoiler la vérité.

Quand j’ai eu mes enfants, je leur ai dit que le Père Noël n’existait pas. Je ne voulais pas qu’elles se sentent trahies et déçues comme je l’avais été. Ai-je eu raison ou tort ? Il y a autant d’arguments pour et autant contre. Je pense qu’il est important d’être unie à ces convictions quelle que soit la pression sociale ou familiale. En ce qui me concerne, c’est aussi la fête des enfants je voulais conserver ce moment magique de leur enfance. Je leur ai dit qu’on allait imaginer « son existence », ainsi ce sont elles qui ont décidé de vivre cet événement selon leur créativité et j’y participais activement. J’ai pensé les respecter en étant dans cette démarche.

Certains parents n’ont eu de cesse d’utiliser cet événement pour créer chez leur enfant un sentiment de peur pour les amener à l’obéissance. « Si tu n’es pas sage, si tu n’as pas de bonnes notes, le Père Noël ne viendra pas ou le père fouettard viendra te punir ! ». C’est du chantage, c’est une programmation à la peur.  Les conséquences seront que l’enfant sera conditionné à faire plaisir, à ne pas décevoir, agira en fonction de l’Autre et jamais en fonction de ses besoins et/ou de ses désirs. Soyons prudents et attentifs à nos mots car ils peuvent provoquer plus tard des « maux » à l’âme de notre futur enfant intérieur. L’enfant intérieur est la somme des mémoires engrammées dans notre âme d’enfant. Cet enfant là ne nous quitte jamais. Bien au contraire, il fait partie de notre inconscient et c’est lui qui est au commande en situation de stress, c’est pourquoi nous avons parfois des comportements infantiles, impulsifs sans retenue. Notre cerveau agit en fonction des mémoires , des perceptions douloureuses ou gratifiantes que l’enfant que l’on a été, a gardé en lui.

Les peurs s’additionnent au fur et à mesure du temps et amènent son lot de souffrance. Une des conséquences majeures est le manque de confiance en soi et une estime basse de notre propre valeur. Nous aurons alors à sortir de cette programmation à l’amour conditionnel pour enfin expérimenter l’amour inconditionnel.

Nous pouvons constater également que Noël peut être un véritable culte à la surconsommation, au gaspillage et parfois à l’orgie alimentaire. Les enfants vont soit se comparer, parfois vivre une intense solitude lorsqu’ils n’ont reçu seulement un « maigre » cadeau ou rien car les parents appartenant à certaines dénominations religieuses refusent de rentrer dans cet esprit-là. Les magasins regorgent de produits de toutes sortes. Il est difficile de ne pas se laisser influencer par tant de profusion. Certains diront que nos enfants apprennent à maîtriser l’intolérance à la frustration. Oui certes, cependant l’esprit de Noël est à la base une fête chrétienne qui met en exergue la solidarité, la simplicité, la reconnaissance et la gratitude. Et la question qui fuse principalement après la fête  » tu as reçu quoi à Noël ? » Certains vont se vanter des cadeaux « dernier cri », coûteux et les mettent en rapport avec la valeur de soi. « J’ai des cadeaux de grandes valeurs donc j’ai beaucoup de valeur » : cette équation fausse leur estime de soi.

En conclusion, je pense que de « faire croire au Père Noël », nous faisons participer nos enfants à cet égrégore collectif ou inconscient collectif. Dans chaque chose, il y a sa part lumière et sa part sombre. De toute façon, de toute expérience, on a à apprendre. Pour une certaine catégorie de personnes ce sera un temps d’amour et de partage, pour d’autres une frénésie à la dépense et au gaspillage ou pour certains un grand moment de solitude et de détresse morale.

Cela peut être vécu comme un rite de passage, du monde de l’enfance au monde des grands. Cela amène à intégrer la frustration, à accepter que les parents peuvent « se jouer de nous » et à leur pardonner. Finalement ce qui est essentiel, c’est de vivre l’instant présent avec simplicité et authenticité.

L’esprit de Noël, il me semble, devrait être un moment de sincérité, de véritable partage autant avec la famille qu’avec des personnes vivant dans la solitude. Dans la soirée, mes enfants et moi allions distribuer des repas et des friandises aux personnes en grande précarité, elles avaient un grand plaisir à offrir autant qu’à recevoir. Ensuite, nous rentrions et allions ouvrir nos petits présents dans la joie et la bonne humeur.

Joyeux Noël à tous ! Je vous aime !

Avec bienveillance et douceur !

Sabine-Hoa

 

 

 

 

 

A la rencontre de notre enfant intérieur blessé

La guérison des blessures de notre enfant intérieur commence par aller à sa rencontre et à l’accepter avec bienveillance dans l’amour inconditionnel…

La guérison de notre enfant intérieur repose sur 3 piliers fondamentaux :

  • la Vérité (renoncer aux fausses croyances et rétablir la réalité de “qui je suis vraiment”)
  • le PardonRéconciliation ( se libérer des rancœurs pour se réconcilier avec soi)
  • l’Amour de soi (apprendre à s’accepter et à s’apprécier sans se condamner.)

Les étapes de la guérison de notre enfant intérieur passe :

  • par le déconditionnement de tous les programmes éducatifs coercitifs ou cultuels qui on induit des croyances erronées basées sur la PEUR et la manipulation du mental.
  • par le rétablissement de son pouvoir de choisir ce qui est bon pour lui, le RESPECT de sa légitimité.
  • et ainsi accéder enfin à la vérité sur les croyances actuelles, sur la véritable identité de soi.
  • par l’acceptation de toutes ses émotions bafouées, critiquées…
  • et enfin par le PARDON pour se libérer de toutes les injustices, des humiliations, des rejets ou des abandons, des trahisons qu’il a pu vivre.

Ainsi nous pourrons accéder à l’amour de soi pour finaliser notre guérison. S’aimer, c’est aimer l’enfant en nous, c’est l’adopter, c’est l’apprivoiser pour qu’il se sente en sécurité et que lui et nous, nous nous aimions d’une manière inconditionnelle.

Stages en résidentiel de 5 jours pour toutes personnes désirant aller à la rencontre de son enfant intérieur et guérir les blessures de son âme pour enfin vivre pleinement sa vie !

Bulletin d’inscription

En Bourgogne sud proche de l’Ain (Pont de Vaux, Bourg en Bresse), proche Mâcon, Chalons s/Saône, Louhans… dans une magnifique ferme bressane.

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L’importance du placenta

C’est une joie immense d’accueillir avec bienveillance ce petit être mais parfois on ne porte pas d’importance au placenta qui a servi de matrice à notre bout de chou. Or il est à reconsidérer la valeur symbolique de cet organe. Souvent les mères ne savent même pas ce qu’il devient après la délivrance. Il est parfois racheté par des laboratoires cosmétiques pour fabriquer des crèmes. Dans certaines culture, il est mangé par la mère ou utilisé à des fins occultes pour mettre une influence sur le devenir de nourrisson.

La valeur symbolique du placenta est importante à connaître. Il est porteur de toutes les mémoires familiales, il a été pendant 9 mois la matrice protectrice du foetus. Il transmet les héritages transgénérationnels. Lorsqu’on examine le réseau veineux du placenta, on peut distinguer un arbre. C’est l’ancrage spirituel de l’enfant à sa famille de sang.

L’enfant garde en mémoire dans son inconscient la valeur symbolique de son enveloppe protectrice. A ce jour, je travaille avec mes patients avec cette symbolique pour les relier à leur arbre généalogique, pour renforcer leur ancrage. Nous travaillons à neutraliser les mémoires transgénérationnelles. Comment ? En les accueillant sans jugement de valeur, en permettant le processus du pardon de venir nettoyer toutes les blessures émotionnelles occasionnées par des secrets familiaux, des actes coercitifs, des comportements toxiques, des exclusions ….

Le placenta est donc un élément majeur dans la construction émotionnelle de l’enfant et donc de l’enfant intérieur de chacun d’entre nous. Le rattacher à cette empreinte maternelle peut l’aider à renforcer son sentiment de sécurité et on peut accéder par ce moyen à ces mémoires transgénérationnelles.

Avec douceur et bienveillance

Sabine-Hoa

Comment aider à construire l’identité de mon enfant ?

L’enfant n’est pas un terrain vierge comme on pourrait le croire au premier abord. Il est le réceptacle de nombreuses mémoires familiales mais aussi transpersonnelles. C’est-à-dire, il possède des mémoires qui vont au-delà que l’on ne peut imaginer. C’est une âme qui a vécu de nombreuses expériences avant d’avoir « choisi » ce corps, ces parents, cette famille. C’est un complexe entremêlé de mémoires corporelles mais aussi culturelles. Chaque cellule de son corps garde en elle la mémoire des coups, des accidents, des maladies qu’il a pu vivre tout le long de son processus. C’est pourquoi certains enfants ont des marques sur leur corps, plus les corps successifs ont souffert, plus son corps sera un terrain privilégié aux maladies ou aux accidents, son incarnation peut être difficile mais c’est toujours dans le but de progresser et de nettoyer toutes les injustices qu’il a subies. Son âme possède aussi toutes les mémoires des vies successives, acceptées ou non. Il y a parfois des rancœurs, des peurs, de la honte, des culpabilités, des colères, des actes répréhensibles qu’elle ne s’est pas pardonnée… Son âme est déjà peut être bien chargée dans l’inconscient de ce petit bambin.

 

Les parents de cet enfant pensent qu’il doit correspondre à ce qu’ils attendent de lui. Il doit être sage, obéissant, intelligent et posséder toutes les qualités du monde et surtout ne pas avoir de problématiques ni physiques ni intellectuelles. Il le conditionne ou le formate alors à une image fantasmée qu’ils ont en eux. Leur intention est bonne au départ, ils désirent au plus profond d’eux qu’il soit heureux et qu’il s’épanouisse. Ils se réfèrent donc à ce qu’ils connaissent et ils renforcent inconsciemment les mémoires familiales existantes de leur enfant. Celui-ci peine donc de mettre en place sa propre identité. Il va chercher à s’identifier au plus près aux modèles existants déjà en lui.

 

ll y a aussi un autre aspect qu’aucun psychologue classique ne se permettra de dévoiler par peur d’être traité d’insensé, mais je me risque de l’aborder. Lorsque des enfants se sont faits opérer avec une anesthésie générale, ils peuvent avoir accueilli une âme errante, c’est à dire une personne qui vient de mourir et qui ne savait pas où aller car son taux vibratoire n’était pas assez haut pour continuer son chemin vers la lumière, son âme recherchait un corps et elle a pu s’infiltrer en lui car il dormait et son esprit ne le protégeait plus. A lire les « les âmes possessives » d’Edith Fiore (http://www.editions-tredaniel.com/les-esprits-possessifs-p-3610.html). Il y a donc une autre personnalité en lui qui veut s’exprimer au travers de lui et parfois l’enfant est accusé d’un comportement étrange mais parfois c’est cette personnalité qui se sert de son corps pour vivre ses propres instincts. L’enfant peut changer de personnalité et être traité de schizophrène alors que c’est une autre énergie qui l’oblige à agir de cette manière… Un thérapeute spécialisé en hypnose spirituelle ou une personne dotée d’un don de clairvoyance peut aider à discerner cette problématique.

 

Une autre façon de se laisser investir par des âmes errantes ou autres entités spirituelles, c’est de jouer au table ouïja : https://journal-d-une-demonologue.fr/la-planche-oui-ja-un-objet-demoniaque, au table tournante http://spirits2mirabeau.canalblog.com/archives/2011/10/27/22486665.html, s’amuser avec un pendule divinatoire http://www.wemystic.fr/guides-spirituels/dangers-pendule-divinatoire/ . Appeler les esprits juste pour s’amuser est extrêmement dangereux. L’identité de l’enfant peut complètement changer et celui-ci est soumis à des angoisses incontrôlées, à des comportements complètement hors normes. D’où la vigilance des parents à expliquer au plus vite les dangers de ces jeux spirites ou occultes.

 

Comment dois-je faire alors pour aider mon enfant à créer son identité ?

 

  • Je ne le compare pas à aucune personne de la famille en bien ou en mal, pour qu’il ne soit pas tenter de s’identifier à lui
  • Je ne fais pas référence aux défauts d’un membre de la famille (tu es bien comme ton père ou comme ton oncle…!)
  • J’observe ces facilités, ces difficultés et je l’amène à accepter les deux sans jugement de valeurs.
  • Je cherche à comprendre avec lui ce qui le bloque ou ce qui l’amène à s’identifier à un groupe ou à une certaine personne
  • Je laisse aussi mon conjoint à participer à la construction de l’enfant et je lui fais confiance, il a besoin de ses deux parents car leur accompagnement est complémentaire
  • J’unifie avec mon conjoint mes paroles et mes actes pour ne pas qu’il y ait de contradiction ou d’incohérence entre nous ainsi il n’y aura pas de confusion chez l’enfant et celui-ci n’en profitera pas pour manoeuvrer à sa guise les adultes…
  • Je l’aide à s’affirmer tout en sachant poser mes cadres de protection et le territoire imparti à chacun
  • Je l’aime tel qu’il est, intellectuellement, émotionnellement et son physique sans condition
  • Je l’encourage mais je ne mets pas en exergue ses qualités ni ses compétences et je n’exècre pas ses défauts
  • Je n’exerce pas de contrôle mental sur lui, je n’exerce pas de chantage affectif sur lui par le biais de la violence, de la religion ou de la vengeance personnelle
  • Je lui apprends à ne pas se juger, à s’accepter avec bienveillance et douceur, à bien se parler
  • Je lui montre les dangers du spiritisme sans le terroriser, lui montrer qu’il existe des parasites (poux, puces…) mais aussi des parasites d’une autre espèce, d’une autre vibration qu’on ne voit pas mais qui existent bel et bien.
  • Je lui demande pardon si je l’ai blessé et je lui montre comment pardonner par la douche du coeur (à écouter vraiment https://www.youtube.com/watch?v=b-ygOtWw8Kc&list=PLpGaq9bt9bi_FOEAuyDmYlNh9WZ7LsK8Q).
  • Je le béni tous les jours au nom de la Source de l’amour inconditionnel et l’entoure d’une lumière de protection et je lui montre comment opérer lui-même quand il est en âge de comprendre cet aspect spirituel.
  • Je lui montre ainsi mon amour inconditionnel envers ce qu’il est et non envers ce qu’il fait.

 

A partir de ces facteurs favorisants, l’enfant va pouvoir accomplir son chemin, à savoir nettoyer ses mémoires intérieures et se réconcilier avec elles. Son mental sera apaisé. Il pourra aussi guérir son corps de souffrance car il aura appris à l’accepter tel qu’il est et à l’aimer. Il pourra en toute légitimité construire sa propre identité sans que son mental et ses émotions inconscientes l’empêchent d’y accéder.

Quand il deviendra adulte, son enfant intérieur sera sain, il pourra vraiment s’épanouir et se réaliser pleinement.

Avec douceur et bienveillance, Sabine-Hoa

Que faire quand mon enfant est en échec scolaire ?

Un enfant est curieux de base. Il aime découvrir, chercher, expérimenter alors si à l’école, il rechigne à apprendre, c’est qu’au fond de lui, il ne comprend pas le sens de ce qu’on lui demande ou que l’on n’a pas été assez attentif à ses spécificités. Certains enfants sont plus visuels, kinestésiques, d’autres auditifs, et la pédagogie d’apprentissage ne lui correspond pas toujours. C’est pourquoi certaines écoles (Steiner, Montessori et d’autres) utilisent d’autres méthodes pédagogiques.

 

L’enfant perçoit l’apprentissage comme un jeu, si l’adulte l’oublie, il passe à côté de l’essentiel.

 

Le jeune enfant désire avant tout expérimenter, vivre l’apprentissage comme une chasse au trésor et non comme une contrainte et un objectif de note.

 

Autrefois, les élèves devaient se surpasser car ils étaient classés en fonction de leurs résultats, ils étaient soit mis à l’honneur soit traités de paresseux ou mettaient u bonnet d’âne et mis au fond de la classe. Les instituteurs n’hésitaient pas à les frapper ou à les humilier devant toute la classe. Devenus adultes, ils en gardent encore des traces traumatiques et ont peur de l’échec ou ressentent des blocages lorsqu’ils doivent démontrer leurs compétences.

 

Dans les pays asiatiques notamment, les élèves sont sur-sollicités pour avoir les meilleurs résultats et aller dans les meilleures écoles. Ceux qui sont moins bons sont exclus. En France dans certaines écoles privées, il existe aussi ce type de pédagogie basée sur la compétition et l’élitisme.

 

Les conséquences peuvent être dramatiques : burn-out, tentatives de suicides… mise en échec, découragement, estime de soi affaiblie, perte de confiance en soi, blocage, peur de ne pas à la hauteur, peur de décevoir, auto-sabotage…

 

Si l’enfant est en difficulté scolaire : se poser ces quelques questions pour déterminer l’origine de ses difficultés.

 

  • De son environnement : est-il un bouc émissaire ? Se moque t-on de lui ? Vit il un harcèlement scolaire ?
  • De quoi a t-il peur ?
  • Quelles sont les origines de sa colère, de ses pleurs ?
  • De ses capacités physiques : voit-il bien ? Entend-il bien ?
  • Sur le niveau d’exigences qu’il reçoit de ses parents, de ses professeurs…
  • Est-il comparé à sa fratrie ?
  • Sur ses spécificités émotionnelles : est-il un hypersensible ? un HPE ? ces enfants ont une autre façon de penser et de traiter les apprentissages. Ils se perdent souvent dans les détails, ils veulent prendre tout en considération, ils se posent mille questions…
  • Sur ces spécificités intellectuelles : que préfère t-il apprendre ? Qu’est-ce qui nourrit son intellect ?
  • Sur ses spécificités motrices : est-il maladroit ? Se sent-il en difficulté dans la cohérence de ses gestes…
  • Sur ses compétences naturelles : dons artistiques, dans le dessin, musique, gym…)

 

Les parents dressent une liste et l’analyse sans juger leur enfant. Ils vont le motiver en considérant tous les points cités, l’écouter et en parler avec lui. La motivation c’est son moteur. Il doit prendre plaisir, non pas à faire plaisir aux autres mais se faire plaisir dans son apprentissage.

 

Les cris, l’énervement, les punitions, les paroles blessantes voire humiliantes renforcent chez lui la contrainte et le découragement, le sentiment d’impuissance. Il ne cherchera plus à comprendre et se mettra tout doucement en auto-sabotage en étant convaincu qu’il est nul.

 

Un environnement avec des cadres respectueux, dans le calme et la bienveillance renforce chez l’enfant son désir d’apprendre et de persévérer. Cela renforce sa créativité et sa recherche d’apprendre à sa façon à lui.

 

En conclusion, un enfant apprend avec plaisir lorsqu’il se sait respecter dans ses compétences et dans ses spécificités. Les notes ne sont pas l’essentielles, elles servent de thermomètres pour savoir si l’enfant a besoin d’aide la mieux appropriée à son individualité. Les enfants ne pas là pour rassurer les parents, ceux-ci les aident seulement à les mettre sur le chemin de la Vie… après c’est avec leur créativité qu’ils dessineront leur destinée.

Pourquoi l’éducation peut ressembler à du conditionnement ?

Voici un article que j’ose écrire, qui va certainement faire grincer les dents de certains parents. Je ne suis pas là pour juger, ni condamner mais surtout pour dévoiler des erreurs que nous commettons tous à un moment ou à un autre.

J’ai été maman et j’ai appris de mes erreurs. J’avais été éduquée sévèrement et je reproduisais ce même schéma sur ma fille aînée. Je ne savais pas que moi-même, j’avais été conditionnée par ce type d’éducation basée sur la peur et j’allais le répéter en partie sur elle car je n’en connaissais pas d’autre.

Nous voulons tous que nos enfants soient sages afin qu’ils ne nous fassent pas honte lorsqu’ils sont chez des amis ou à l’extérieur. Nous mettons alors on met en place une forme de programmation pour que nos enfants réagissent comme on « veut » qu’ils réagissent…

Parfois inconsciemment, nous les prenons comme  « nos faire-valoir », nos trophées pour que notre estime de soi soit meilleur, mais nos enfants ne sont pas là pour notre égo en souffrance ou en mal de reconnaissance.

Nous avons été « domestiqués ou dressés » à penser comme nos parents, à agir comme la famille ou la communauté sous peine d’exclusion, de rejet, par loyauté inconsciente, nous nous y sommes soumis même si cela ne nous correspondait pas.

Nous-mêmes, nous nous sommes pliés aux règles familiales en considérant que nos parents avaient de toute façon raison et qu’ils étaient plus forts, plus intelligents car ils ont la plupart du temps utilisé la peur (menaces, chantage, paroles dévalorisantes…) ou la carotte (récompenses, promesses parfois non tenues….)

Les conséquences : pas de confiance, mauvaise estime de soi, auto-destruction, auto-sabotage, violence et agressivité envers soi et les autres, confusion dans ses croyances, a des difficultés à faire ses propres choix, difficultés à se concentrer, dépendance affective, peurs, anxiété, angoisse, phobies…

Eduquer vient du mot « ducére » : guider hors de, faire progresser, conduire hors de, la nouvelle éducation bienveillante permet de conduire nos enfants vers des chemins extérieurs aux nôtres, de les faire progresser à prendre conscience de leurs émotions et apprendre à les gérer, à motiver leur empathie naturelle, à inciter a collaboration entre eux, et enfin à développer leur créativité.

Alors comment agir avec bienveillance et sans conditionner nos enfants ?

  1. Je prends soin de considérer les spécificités propres à mon enfant
  2. Je distingue ce qui appartient à mon histoire personnel, je ne le lui fais pas payer mon passé
  3. Je choisi mes mots avec précaution pour ne pas le blesser intentionnellement
  4. Je renonce à une éducation basée sur la peur, le chantage affectif…
  5. Je pose un cadre de protection que je lui explique avec calme et fermeté
  6. Je propose plusieurs choix selon sa maturité
  7. Je le laisse réfléchir et je ne prends pas la décision à sa place
  8. Je le laisse faire ses expériences même si elles me paraissent contraire à ma vision sans le juger et en assumer la responsabilité des conséquences.
  9. Je continue à l’encourager même si il s’est trompé ou a agi sous l’impulsivité
  10. Je l’encourage à exprimer ses émotions sans moquerie ou jugement
  11. Je lui exprime mon affection sans attendre de retour de sa part
  12. Je sais lui dire ce qui me blesse et j’exprime mes besoins
  13. Je cesse de le culpabiliser et j’assume de ne pas être toujours à la hauteur

Avec douceur et bienveillance,   Sabine-Hoa

ODE, objet à décharge émotionnelle

Kezako ? Encore un nouveau terme psy ?

Un ODE, Objet à Décharge Emotionnelle, c’est un objet qui permet à l’enfant de décharger toutes ses tensions accumulées dans son corps suite à des frustrations successives, par exemple, le petit copain qui n’a pas voulu prêter son jouet ou qui refuse de jouer avec lui. L’enfant a un seuil très bas de tolérance, ses nerfs sont mis à rude  épreuve car il n’a pas la maturité émotionnelle requise pour prendre de la distance. Il veut tout tout de suite ! Et s’il ne l’a pas, il peut se mettre dans une rage instantanée ! Beaucoup de parents ne comprennent pas ses réactions qu’ils cataloguent de caprices. Ils ne comprennent pas que la frustration génère chez l’enfant une douleur corporelle en lui assez forte. A ses yeux, il est en danger s’il n’a pas ce qu’il veut. Son discernement entre besoin et désir n’existe quasiment pas chez lui. Il désire donc il a besoin comme si sa vie en dépendait. Il fonctionne avec son cerveau archaïque et limbique. Son néo-cortex maturera avec le temps et étant accompagné par les adultes qui vont l’aider à réajuster ses émotions.

En travaillant dans les crèches, les directrices m’ont demandé des conseils pour palier aux morsures, griffures, arrachage de cheveux…Je leur ai proposé un ODE personnalisé. Chaque enfant avec l’aide d’un adulte construit son propre ODE. On lui explique son utilité et l’enfant met autour de cet objet des rubans de tissus ou autres. Cela fonctionne vraiment bien si les parents et professionnels de la petite enfance collaborent ensemble avec la participation de l’enfant. Une petite fille de deux ans allait mordre un jeune bambin suite à une dispute, des cris ont surgi et la directrice a offert immédiatement à l’enfant son ODE, qui l’a attrapé et mordu avidement. Cet ODE était un grand anneau de dentition paré de plusieurs morceaux de tissus multicolores. Le niveau du taux de morsures a vraiment diminué suite à cette action mise en place.

Un ODE peut être aussi une poupée en chiffon qu’enfant peut taper ou tirer les cheveux. Il peut évoluer selon l’âge de l’enfant. Cela peut être aussi un coussin pour déverser toute sa colère ou tristesse. A chacun d’y mettre sa créativité, d’observer l’enfant et de l’accompagner à choisir son ODE.

Il y a une différence entre doudou et ODE, même si les deux ont la même fonction. Le doudou est réservé exclusivement à sécuriser l’enfant, c’est son repère de sécurisation et de réconfort. L’ODE lui donne toute légitimité à décharger des émotions de type agressives. Autrefois un enfant qui criait, qui tapait ou qui mordait, on le battait pour qu’il arrête et qu’il se calme. Parfois on le mordait pour qu’il comprenne le mal qu’il avait fait. Cette solution est erronée car elle ne fait que renforcer sa frustration et son agressivité. On lui signifie par cette attitude que ses émotions sont interdites et de plus est, on l’identifie à une personne méchante et violente. L’enfant fonctionne en mode Bien/ Méchant. Donc il va s’identifier à cette projection parentale ou de l’éducateur et donc son estime de soi sera au plus bas ainsi que sa confiance en lui-même.

Dans la Communication Consciente et Bienveillante, l’enfant se réjouira de pouvoir exprimer ses émotions en toute légitimité et d’utiliser son ODE comme un objet sur lequel il peut décharger toutes ses émotions. Il respectera ainsi son entourage et il se sentira respecté dans l’expression de sa colère. De plus si on l’encourage à accueillir ses émotions dites « négatives » avec bienveillance et douceur, il se sentira de nouveau en sécurité. Peu à peu son sentiment de frustration, d’impuissance diminuera, pour disparaître complètement.

Si cet article vous a sensibilisé partagez-le, contactez-moi si vous désirez un renseignement complémentaire.

Avec bienveillance et douceur

Sabine-Hoa